Points globaux transversaux
- Canicule de cet été : tous les secteurs de l’agriculture ont été touchés, certains plus que d’autres. Au niveau des grandes cultures, le blé semble relativement bien s’en tirer. En pommes de terre, la moyenne des rendements est relayée comme correcte, avec une variabilité entre parcelles et des calibres petits. En fruits, les calibres des pommes et des poires sont impactés ; une baisse de la récolte de pommes, citée. Au niveau des légumes, les impacts sont variables. Pour l’horticulture ornementale, on relaie des plants grillés et desséchés en fleurs coupées, des pertes en cultures en pots, plein champ en arbres ornementaux et fruitiers et jeunes plants de sapins de Noël, un besoin de réorganiser le travail vu la chaleur et un surcoût au niveau main d’œuvre. Au niveau de l’élevage (bovin viande, lait, porcs, volailles, ovins, aquaculture), les impacts sont réels, avec de la surmortalité dans certains élevages, une baisse de production et de rendement en viande, une diminution de la qualité du lait, les stocks hivernaux de fourrage déjà entamés, des vaches ne revenant pas en chaleur et un nombre plus élevé d’avortements et de veaux prématurés, des œufs plus petits, un ralentissement de la croissance en porcs, des prix des aliments à la hausse (concomitants à la crise au MO et en Ukraine), des pertes en poissons vu les températures létales de l’eau et des maladies suite à la chaleur, … Plus de détails sont développés dans chacun des secteurs de la note de l’observatoire repris ci-dessous.
Il va falloir clairement faire preuve de résilience face à ces épisodes qui vont se poursuivre dans les années à venir : adaptation des bâtiments d’élevage, ombrage, eau, … - Guerre au Moyen-Orient : hausses significatives du prix des engrais liquides et conséquences également sur le prix des matières premières pour l’alimentation animale, des acides aminés de synthèse et des vitamines, avec un effet sur le prix des aliments composés (plus de détails dans les secteurs concernés ci-dessous).
- Fermeture de l’abattoir d’Ath : la mise à l’arrêt de l’abattoir par la justice inquiète vivement les éleveurs de bovins viande, porcs et ovins engagés dans les circuits courts (et particulièrement en bio) et remet le sujet à vif sur l’avenir des abattoirs dans notre région.
- Si les échanges agroalimentaires ont progressé entre le Mercosur et l’UE depuis l’entrée en vigueur du traité, ils n’ont pas atteint des niveaux démesurés. Reste cependant la ruée vers les quotas de bœuf, d’ovoproduits et de miel. Côté flux de l’UE vers le Mercosur, les volumes ont au contraire diminué (source : les Marchés).
- À partir du 3 septembre, l’UE a retiré son autorisation d’importer des produits issus de l’élevage brésilien qui ne correspondent pas aux exigences UE sur les antibiotiques. Toutefois, les volumes entrés dans l’UE avant le 3 septembre pourront se retrouver sur le marché européen. Le bœuf et le poulet sont concernés ; le miel également. L’audit réalisé le 4 septembre par la Commission européenne sur la filière avicole et le miel est cependant concluant, signifiant que le Brésil reviendra rapidement sur le marché européen après plusieurs étapes administratives à franchir. Par contre, pas de retour immédiat du bœuf brésilien, car les changements demandés sont plus importants. Les ministères brésiliens des Affaires étrangères et de l’Agriculture se disent préoccupés et s’estiment lésés par rapport aux acquis obtenus dans le cadre de l’accord de libre-échange. Ils menacent d’utiliser des mesures de réciprocité prévues dans la législation brésilienne, ainsi que de « mécanismes pertinents » issus de l’accord UE-Mercosur et des règles de l’OMC (source : les Marchés).
- Projection FAO 2026-2035 sur la viande et la volaille : croissance plus modérée de la consommation qui pourrait tasser les prix mondiaux. La production mondiale va continuer à croître, tandis que l’augmentation de la consommation serait plus mesurée par rapport à la précédente décennie. Dès lors, on prévoit un tassement des prix mondiaux, surtout en porcs et volailles qui bénéficieront de gains de compétitivité. Attention cependant que les prévisions de la FAO restent dépendantes des conditions sanitaires et climatiques notamment (source : les Marchés).
Synthèse des points d’attention du mois
Filière grandes cultures
- À situation inchangée, une perturbation des approvisionnements et de la disponibilité en engrais se profile. Compte tenu des coûts qui s’additionnent, l’azote liquide pourrait devenir trop cher pour les producteurs qui n’utiliseraient plus que du solide.
- Une augmentation importante de l’utilisation de biocarburant est observée en France.
- Les résultats des récoltes en grandes cultures sont globalement bons, malgré le manque d’eau observé. Les qualités sont bonnes, notamment en céréales, lin et colza.
- Le secteur de la transformation a aussi souffert des chaleurs en été. Les meuniers vont également devoir adapter leurs processus pour broyer les blés de la récolte 2026.
Filière pomme de terre
- Les arrachages ont débuté chez certains producteurs, mais ont été mis en pause à cause de la sécheresse de fin septembre. D’autres producteurs n’ont pas encore démarré.
- On prévoit un rendement moyen plus faible qu’à l’accoutumée, avec des calibres largement inférieurs aux normales. On observe une très grande variabilité entre exploitations et entre parcelles.
- Les prix sont stables autour de 20 €/q, mais les transactions restent peu nombreuses.
- Les marchés à l’export pour la frite surgelée sont de plus en plus soumis à la concurrence de nouveaux acteurs du secteur, comme la Chine.
Filière laitière
- La production laitière belge du mois de juillet 2026 est supérieure de 8,8 % à celle du mois de juillet 2025 et s’élève à 389 millions de litres. La production laitière wallonne du mois de juillet 2026 est de 118 millions de litres. Elle est supérieure de 14,2 % à celle du mois de juillet 2025, alors que la production laitière flamande est supérieure de 6,4 % et atteint 273 millions de litres.
- Le prix du lait conventionnel aux producteurs en juillet 2026 est de 38,5 €/100 litres. Le prix s’est stabilisé par rapport au mois précédent (38,9 €/100 litres). En juillet 2026, le prix moyen du lait bio en Belgique s’élève à 55 €/100 litres. Il est en baisse de 8,1 % par rapport à juillet 2025 (59,9 €/100 litres de lait) et de 1,2 % par rapport à juin 2026.
- L’impact des épisodes de chaleur élevée de cet été et la sécheresse qui se poursuit préoccupent particulièrement les producteurs sur deux points : l’effet de la chaleur sur la reproduction et l’impact de la sécheresse sur les stocks de fourrages pour l’hiver. En effet, un nombre significatif de vaches ne sont pas pleines et ne reviennent pas en chaleur.
Filière viande bovine
- Le prix des mâles a continué à baisser au début de l’été 2026. La baisse s’est ralentie au mois de juillet et les prix sont repartis à la hausse depuis. Le prix des taurillons AS2 s’établissait en semaine 37 à 8,58 € selon la mercuriale officielle. C’est une hausse de presque 0,45 €/kg carcasse en quelques semaines. Toutefois, ce prix reste 10 % plus bas qu’à la même période un an plus tôt.
- Pour les vaches culardes, les prix remontent légèrement après avoir légèrement diminué durant l’été. En semaine 37, les prix ont atteint 9,33 € pour les S2 et 9,04 € pour les E2.
- Les prix des aliments composés pour bovins viandeux ont augmenté ces derniers mois (BFA). Les prix des matières premières sont en hausse sur les marchés. On peut donc s’attendre à une poursuite de cette hausse.
- Statbel mesurait en août une stabilité sur un an du prix de la viande bovine au consommateur (-0,2 %). L’inflation du prix de la viande bovine au consommateur semble arriver à sa fin.
- L’indicateur de rentabilité conjoncturelle des naisseurs-engraisseurs a été actualisé par le SPF Économie pour le mois de juillet. Durant l’été, le ratio revenus sur coûts, avec coûts imputés, a diminué pour atteindre 1,05. Le SPF mesure aussi un indicateur pour les naisseurs-éleveurs. Sa valeur est redescendue durant l’été pour atteindre 0,67.
- Les coûts du transport ont augmenté avec la hausse du prix des carburants.
- Canicules et sécheresse ont mis à l’arrêt la pousse de l’herbe dès le début de l’été. Les éleveurs ont dû affourrager au champ et puiser dans les stocks initialement prévus pour cet hiver.
- La canicule a entraîné une surmortalité en semaines 26 et 27 (fin juin - début juillet) et probablement un petit déficit de naissances.
- Biowallonie a réalisé son suivi annuel du marché en viande bovine bio. Les détails sont repris plus bas dans la note.
- Les abattages dans les abattoirs wallons ont été assez soutenus durant l’été. Les abattages belges sur les six premiers mois de l’année ont augmenté de 1,7 % en poids abattus.
- Le contexte économique général a pesé sur les achats de viande bovine durant les deux premiers trimestres de l’année. La consommation a diminué à la fin du printemps et au début de l’été avec les vagues de chaleur et la hausse du prix du carburant pesant sur le pouvoir d’achat des consommateurs. Une reprise des ventes s’observe en septembre.
Filière avicole
- Canicule : les volailles ont été très impactées lors de la première canicule (fin juin), avec une augmentation des mortalités de 226 % en semaine 26 et de 180 % en semaine 27 (source : RENDAC via SPW).
- Aliments : les prix des matières premières grimpent rapidement, aussi bien en conventionnel qu’en bio (tensions géopolitiques et sécheresse), avec un impact significatif sur les prix des aliments composés des volailles.
- Poulet :
- Standard : trop de poulets annoncés avec un boom des projets en Flandre occidentale et beaucoup de projets également en Wallonie et dans le nord de la France. Entre 2025 et 2026, on évalue l’augmentation du nombre de places à 3 millions. Cela compliquera davantage la fixation des prix à l’avenir.
- Manque de volailles reproductrices pour approvisionner la filière en poussins.
- Œufs :
- Conventionnels : après une baisse habituelle des prix des œufs en été, remontée des prix à partir des semaines 33-34. Le creux estival a cependant été profond.
- Bio et plein air : tensions pour répondre à la demande (prix des œufs plein air repris éleveur annoncé à 24 cents). La demande en œufs devrait poursuivre sa progression.
- Manque de poulettes et de reproductrices, en conventionnel comme en bio. Les acteurs recherchent de nouveaux élevages.
Filière porcine
- Depuis la dernière note, le marché porcin a connu un retournement important. Alors que les prix étaient encore sous pression au début de l’été, les fortes chaleurs ont entraîné une diminution de l’offre et une remontée des cotations durant plusieurs semaines. Cette amélioration reste toutefois fragile, dans un contexte de demande peu dynamique, de concurrence internationale importante et de coûts de production toujours élevés. Les conséquences de la canicule sur les élevages pourraient également continuer à se faire sentir dans les prochains mois.
- Le prix du porcelet est passé de 29 € en semaine 25 à 22 € en semaine 38. Après une remontée durant l’été, le marché a connu une forte correction en septembre. Cette évolution reste préoccupante pour les producteurs et témoigne d’un équilibre toujours très fragile entre l’offre et la demande.
- Le prix du porc gras a également connu une forte volatilité, avec une baisse en début d’été, suivie d’une remontée à partir de la semaine 31 avant une nouvelle correction en semaine 38. Le niveau actuel reste bien insuffisant et ne permet pas de couvrir les coûts de production.
- La fermeture de l’abattoir d’Ath constitue également une difficulté importante pour le secteur, particulièrement pour les producteurs engagés dans les circuits courts.
Filière ovine et caprine
- L’été a été compliqué pour les éleveurs : consommation en berne lors des fortes chaleurs, animaux qui ne grossissaient plus très bien à l’engraissement, surmortalité constatée, perte de production laitière et stocks hivernaux de fourrages bien entamés.
- Les prix sont très fortement orientés à la baisse dans le secteur de la viande ovine. Les filières « structurées » maintiennent, dans la plupart des cas, des prix stables. Certaines situations font toutefois apparaître des écarts de prix pouvant atteindre 30 % (soit de 7 à 10 €/kg) au sein d’un même chargement. Les filières de chevillards sont fortement à la baisse dans leurs prix (entre 7 et 9 €/kg). Les prix dans les filières de vente aux particuliers ont très fortement baissé, vu un afflux important d’animaux, jusqu’à 2,5 €/kg vif (entre 2,5 et 4,5 €/kg vif). Des prix de 3 à 4 €/kg vif sont la norme en ce moment. C’est la problématique de la saisonnalité de la production d’agneaux.
- Les abattages sont le gros point noir de la filière. Les incertitudes sur certains abattoirs sont devenues réalité. L’abattoir d’Ath est actuellement fermé et représente 60 % des abattages d’ovins en Belgique. La fermeture dans plusieurs mois de l’abattoir de Bruxelles et la reprise de l’abattoir d’Aubel sans garanties sur le maintien des ovins par le repreneur sont des incertitudes existentielles pour l’élevage ovin wallon.
- La naissance de 31 louveteaux, la multiplication des zones de présence permanente (ZPP) et l’augmentation rapide du nombre d’attaques et de leur intensité constituent une nouvelle source cruciale d’incertitude dans le secteur. Cela pourrait mettre à mal des années de développement de la filière ovine sur notre territoire.
- La demande en lait de chèvre de la part des laiteries reste soutenue. Les prix ont été revalorisés a posteriori pour les volumes de 2025 et, a priori, ils vont rester stables pour l’année 2026. Du côté des producteurs-transformateurs, les premiers tarissements arrivent. La fin de la période de production se profile dans les quelques semaines à venir.
- Le secteur ovin s’est redressé en 2025 après l’épisode de FCO de 2024, sans toutefois avoir retrouvé ses niveaux de production antérieurs, notamment en nombre de brebis présentes sur le territoire avant la crise de l’automne 2024.
Filière horticulture comestible
- Pommes et poires : on prévoit une récolte de pommes à la baisse à l’échelle européenne et une récolte de poires européenne en augmentation par rapport à 2025, mais en diminution à l’échelle de la Belgique. Les calibres seront également inférieurs à la normale. Les prix sont au plus bas avec très peu de transactions observées sur le marché.
- Vigne : les conditions climatiques du printemps et de l’été 2026 entraînent une diminution des rendements de 30 %. La qualité du millésime 2026 n’est pas impactée. La situation reste extrêmement variable d’un vignoble à l’autre.
- Légumes : les ventes de l’été ont été encore plus calmes que les années précédentes. Les conséquences de la canicule sont très variables d’une exploitation à l’autre. La sécheresse de fin septembre bloque la reprise de croissance espérée pour les légumes racines. Les prix des légumes d’automne-hiver sont au plus bas avec une absence de transactions et un manque flagrant d’intérêt de la part des consommateurs.
Filière horticulture ornementale
- Fleurs coupées et floriculture : plants grillés ou desséchés durant l’été, compliquant le repiquage. Une offre réduite est attendue en fin d’été et à l’automne. Les toiles d’ombrage sous serre ont limité les dégâts. Première journée portes ouvertes réussie pour ce secteur en développement.
- Chrysanthèmes : pertes limitées (environ 2 %), surtout au passage serre-extérieur, avec un surcoût en main-d’œuvre et en eau lié à un arrosage renforcé.
- Pépinières – cultures en pot et en plein champ :
- Cultures en pot : pertes de 15 à 20 %, réorganisation complète du travail et recours parfois à l’eau de ville.
- Cultures en plein champ : elles ont mieux résisté grâce aux pluies printanières, mais les pertes sont variables selon les essences et les sols.
- Pépinière forestière : les semis se portent bien grâce à l’arrosage, mais celui-ci engendre un surcoût.
- Sapins de Noël : taux de mortalité moyen d’au moins 30 % (jusqu’à 85 % sur certaines parcelles), surtout sur les plants repiqués au printemps sans irrigation. Aucun impact attendu sur les fêtes 2026, mais les conséquences réelles ne seront mesurables que dans 5 à 7 ans. Effet cumulatif avec les pertes climatiques précédentes.
Filière aquaculture
- Canicule et sécheresse historiques : pertes de cheptel, surcoûts et pénurie de truites qui fait monter les prix, face auxquels les pisciculteurs se sont montrés ingénieux et solidaires.
- Les débits des cours d’eau alimentant les piscicultures accusent un déficit de 65 à 68 % par rapport à la moyenne des 29 dernières années, avec, en août, les trois plus faibles débits journaliers jamais enregistrés.
- Températures et situation sanitaire : des températures moyennes supérieures aux normales saisonnières (+3 à +6 %) et l’apparition de pathologies liées à la chaleur à partir d’août.
- Marché de la truite : forte dégradation des ventes à la mi-septembre dans l’ensemble des circuits, en particulier l’HORECA (-68 %), les franchisés (-51 %) et le terroir (-46 %).
- Prédation : pression croissante des hérons, renforcée depuis août par le retour du cormoran et le passage migratoire du balbuzard pêcheur.
Filière bio
- Les ventes sont stables et positives en B to B et en B to C.
- La sécheresse a eu des impacts, particulièrement sur les cultures non irriguées. Les rendements sont plus faibles et les calibres plus petits. Les rendements en céréales sont variables selon les céréales.
- Les stocks de fourrages pour l’hiver pourraient être insuffisants. Biowallonie a lancé une enquête pour recueillir les offres et demandes en fourrage afin d’aider les éleveurs à trouver des fourrages bio.
Secteur de la transformation et de la commercialisation en circuit court
- Effets de la canicule sur les transformations fromagères : ateliers trop chauds, baisse de production et baisse des ventes.
- Saison de la pomme 2026 catastrophique, en raison de la canicule et d’une saison 2025 exceptionnellement bonne.
- Impact de l’installation d’un robot de traite sur la qualité du lait, avec de fortes conséquences sur la transformation laitière.
- Impossibilité de mutualiser un équipement subsidié dans le cadre de l’aide à la transformation pendant cinq ans.
Les prix GMS
Sources : Statbel, panier Test-Achats, relevé des prix dans trois enseignes par le Collège des Producteurs.
Chiffres de l’inflation
- Données de Statbel (août) :
- L’inflation globale s’est élevée à 3,97 % au mois d’août (3,56 % en juillet) et l’inflation des produits alimentaires, y compris les boissons alcoolisées, à 0,36 % (0,27 % en juillet).
- L’inflation de l’énergie est passée de 10,59 % en juillet à 16,47 % en août.
- Quelques produits alimentaires ont fortement baissé par rapport à août 2025 : -8,7 % pour les légumes à fruits (tomates, concombres, aubergines), -8 % pour les autres fruits frais (raisins, kiwis, melons, etc.) et -6,6 % pour les céréales.
- Le groupe « Alimentation et boissons non alcoolisées » a exercé le plus gros impact négatif sur l’inflation.
- Panier Test-Achats (août) : l’inflation dans les supermarchés est toujours négative (-0,56 %, contre -0,63 % en juillet). Les produits ayant le plus contribué sont les boissons alcoolisées (+4 %). Les bananes et les crevettes sont en diminution.
Évolution des prix dans les trois GMS suivies par SOCOPRO
Les trois grandes et moyennes surfaces (GMS) dont les prix sont collectés par SOCOPRO présentent les évolutions suivantes :
| Catégorie | Du 11/05/26 au 17/06/26 | Du 17/06/26 au 14/09/26 |
|---|---|---|
| Bœuf | +0,21 % | -0,79 % |
| Porc | +1,13 % | -0,8 % |
| Volaille | +1,22 % | +0,29 % |
| Œufs | 0 % | -4,96 % |
| Lait | -0,42 % | 0 % |
| Beurre | -0,14 % | -1,29 % |
| Fromage | -0,66 % | 0 % |
| Truite | 0 % | +3,11 % |
| Pommes de terre | -1,44 % | +4,71 % |
| Légumes | -3,61 % | +5,84 % |
| Fruits | +1,47 % | -0,17 % |
| Céréales et secs | -1,74 % | +1,10 % |
| Bières | +0,05 % | -1,86 % |
Pour le relevé de la mi-juin à la mi-septembre, les hausses les plus marquées concernent les légumes, les pommes de terre, la truite ainsi que les céréales et produits secs. Les baisses les plus visibles concernent les œufs, les bières et le beurre.
Documents :
Pour obtenir la note complète en PDF,
envoyez un email à info.socopro@collegedesproducteurs.be