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Observatoire des filières agricoles – Février 2026

Points globaux transversaux

  • Dermatose nodulaire contagieuse : Les autorités compétentes belges attirent l’attention sur le risque existant d’arrivée de la DNC via l’import d’animaux de zones proches des zones réglementées et attire l’attention des éleveurs et vétérinaires sur les mesures de quarantaine et de prévention pour éviter d’importer la maladie. Aussi, en cas de suspicion, une procédure d’échantillonage est prévue. Plus d’infos: https://favv-afsca.be/fr/themes/animaux/sante-animale/maladies-animales/dermatose-nodulaire-contagieuse. Le Ministre Clarinval a annoncé lancer une commande de vaccins contre la DNC pour que la Belgique dispose d’un stock stratégique en cas d’arrivée de la maladie dans notre pays.  
  • L’entrée en vigueur, début 2026, du Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (Carbon Border Adjustment Mechanism, CBAM en anglais) continue de générer des réactions. L’Autriche, soutenue par 11 Etats membres dont la France, a demandé le 26 janvier à la Commission européenne une suspension immédiate du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières sur les engrais. La demande est formulée pour être adoptée jusqu’au 31/12/2026.La commission a réagi en proposant un « plan engrais » pour répondre aux demandes du secteur agricole. 

Les pays du Mercosur et l’Union européenne ont signé samedi 17 janvier au Paraguay un accord de partenariat (EMPA) et un accord commercial intérimaire (iTA). Du côté de l’Union européenne, l’accord de partenariat (EMPA) sera soumis à la ratification de tous les Etats membres, selon leurs procédures nationales. Parallèlement, l’iTA suivra une procédure exclusivement européenne avec l’approbation nécessaire du Parlement européen et du Conseil de l’Union européenne. L’iTA expirera une fois l’EMPA entré en vigueur. Les pays du Mercosur rejettent les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs européens.  

Filière grandes cultures

Les prix bas en céréales induisent de la rétention de la part des agriculteurs.

La réduction des emblavements en pommes de terre et betteraves pourrait générer une augmentation de pois jaunes de printemps.

La Commission européenne fait un premier pas pour soutenir les filières européennes de sucre.

Le retour des chicorées bio est annoncé pour 2027.


Filière pomme de terre

Les nouveaux contrats pour la saison 2026-2027 sont en cours de négociation :

  • Baisse de volume prévue de 20 à 30 %
  • Baisse de prix estimée entre 3 et 5 €/q

Une concertation est nécessaire pour éviter une nouvelle crise des surplus.

La Fiwap recommande aux producteurs de maîtriser finement leurs coûts de production afin d’être correctement armés pour les négociations.

Les transactions sur le marché libre sont toujours quasi inexistantes.


Filière laitière

Production :

  • Production wallonne décembre 2025 : 118 millions de litres (+18,4 % vs décembre 2024)
  • Production wallonne 2025 : +1,2 % vs 2024
  • Production belge décembre 2025 : 389 millions de litres (+11,3 % vs décembre 2024)
  • Production belge 2025 : +0,5 % vs 2024

Revenu : En décembre 2025, le revenu du travail moyen (SPF ARNE – DAEA) est de 8,6 €/100 L (prix moyen du lait : 41 €/100 L), toutes charges payées.

Commerce international : À partir du 13 février 2026 et pour 5 ans, la Chine applique des droits de douane supplémentaires (7,4 % à 11,7 %) sur certains produits laitiers européens, en plus des 15 % déjà en vigueur. L’impact direct semble limité pour la Wallonie, mais un impact indirect important est possible sur l’ensemble du marché.

Santé animale : Les producteurs sont extrêmement préoccupés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et les mesures jugées peu applicables en exploitation.


Filière viande bovine

Mâles :

  • Taurillons AS2 : 9,11 € (semaine 06)
  • E2 : 8,43 € (légère baisse)
  • U2 : 7,82 € / kg carcasse (légère hausse)
  • R2 : 7,10 € / kg carcasse (stable)

Vaches culardes :

  • S2 : 9,37 €
  • E2 : 9,31 €
  • U2 : 8,04 €
  • U3 : 7,45 €
  • R2 : 6,92 €
  • R3 : 6,74 €

Vaches laitières :

  • P2 : 5,50 € / kg carcasse
  • O3 : 6,09 € / kg carcasse

Le marché du gras est actuellement bien approvisionné en mâles, tandis que les vaches sont plus tendues.

Les abattages ont été soutenus en décembre, avec un léger recul en janvier (notamment en taurillons).

Statbel indique une hausse annuelle des prix de la viande bovine de 16,4 % en décembre.

On observe un retour de promotions agressives et un effet de substitution vers d’autres viandes, avec une baisse des volumes vendus en bovin.

Indicateurs de rentabilité :

  • Naisseurs-engraisseurs : ratio revenus/coûts = 1,16
  • Naisseurs-éleveurs : indicateur stabilisé à 0,87

Filière avicole

Grippe aviaire : toujours présente, pression en diminution. Un cas exceptionnel détecté chez une vache laitière aux Pays-Bas (janvier 2026).

Marchés :

  • Poulet standard : 1,22 €/kg (Deinze, semaine 7) – 1,21 €/kg (ABC, semaine 8)
  • Œufs sol et plein air : 14,86 cts (cage) – 18,40 cts (sol) en semaine 7
  • Œufs bio : prix historiquement élevés
  • Poulet de chair bio : marché stable, demande soutenue, ajustement du poids en cours

Filière porcine

Le secteur reste impacté par la PPA en Espagne, premier exportateur de l’UE, ce qui entraîne un afflux de porc sur le marché européen et une forte pression sur les prix (tendance à l’atténuation).

Prix :

  • Porcelet : 35 € (semaine 07) contre 25,5 € (semaine 02)
  • Porc gras (BPG) : 1,36 € (semaine 7) contre 1,30 € (semaine 2)
  • Prix Danys (poids vif) : 0,90 € (semaine 7) contre 0,96 € (semaine 2)

Les prix ne permettent toujours pas de couvrir les coûts de production.


Filière horticulture comestible

Pommes et poires : les prix ne permettent pas d’être rentables. Inquiétudes liées au retrait de substances actives.

Légumes : prix extrêmement bas en Criée. Un regain d’intérêt des consommateurs est nécessaire.


Filière horticulture ornementale

  • Floriculture : calme avant le réveil printanier
  • Pépinières : demande soutenue malgré la météo
  • Pépinières forestières : demande forte et prix soutenus
  • Sapins de Noël : besoin de main-d’œuvre

Filière aquaculture

Après un début février très sec (-64 % de précipitations), les débits et températures de l’eau sont globalement favorables.

Reprise des ventes directes et groupements d’achat ; restaurants encore timides ; forte variabilité selon les canaux ; difficulté d’appliquer les tarifs 2026 en B2B.

Les aigrettes, hérons et cormorans causent toujours d’importantes pertes, accentuées par le gel.


Filière bio

Contrats 2026 :

  • Prix non communiqués pour carottes et oignons
  • Baisse prévue de 10 % pour patates douces et pommes de terre

Perspectives 2027 (marché frais) : diminution des surfaces sous contrat en légumes plein champ.

Marché industriel : recherche de producteurs de petits pois et haricots, prix maintenus.

Grandes cultures bio : demande pour avoine (floconnerie et nue), épeautre, froment, pois protéagineux, petit épeautre ; marché bouché pour l’avoine fourragère.

Le prix du lait bio devrait se maintenir malgré la baisse du conventionnel.


Prix GMS

Données Statbel (janvier 2026) :

  • Inflation générale : 1,1 % (vs 2,06 % en décembre)
  • Inflation alimentaire : 0,44 % (vs 2,65 %)
  • Hausse : viande de bœuf et de veau (+11,9 %)
  • Baisse : pâtes alimentaires (-11,2 %), lait d’origine non animale (-12,1 %)

Panier Test Achats :

  • Inflation : 3,64 % (vs 3,83 % en décembre)
  • Hausses : viande bovine (+10 %), chocolat au lait (+33 %), chocolat noir (+30 %), café en grains (+24 %)
  • Baisse : légumes (-1 %)
  • Panier +32 % vs janvier 2022

Les trois GMS dont les prix sont collectés par SOCOPRO reprennent les données suivantes :

Moyenne mensuelle
Catégorie Du 03/11/25 au 12/01/26 Du 12/01/26 au 09/02/26
Bœuf +0,19% +0,16%
Porc -0,01% +0,79%
Volaille +0,56% -0,13%
Œufs -0,38% +1,65%
Lait -1,09% +1,23%
Beurre 0% 0%
Fromage +0,14% +0,23%
Truite 0% 0%
Pommes de terre -2,06% -4,92%
Légumes -2,02% +3,33%
Fruits -2,58% -1,78%
Céréales et secs +0,81% -1,43%
Bières +0,7% +0,84%

Pour le relevé de la mi-janvier à la mi-février, les hausses les plus marquées concernent les légumes, suivis par les œufs et le lait. Les baisses les plus visibles et qui se poursuivent par rapport à mi-janvier : à nouveau les pommes de terre et les fruits. Les céréales et secs diminuent également.