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Les 3 et 4 février 2026, se tenaient à saint Malo les 58es Journées de la Recherche Porcine (JRP). Organisé par l’IFIP – Institut du porc, en partenariat avec l’INRAE, les Chambres d’Agriculture France et l’ANSES, cet événement constitue depuis près de soixante ans le rendez-vous scientifique annuel de référence du secteur. 

À l’heure où l’élevage porcin traverse une période de fortes mutations — pression réglementaire, attentes sociétales accrues, volatilité des marchés et défis sanitaires — ces journées ont permis de faire le point sur les connaissances les plus récentes et les leviers d’adaptation pour l’avenir. 

Un pont entre recherche et terrain

Les Journées de la Recherche Porcine ne sont pas un colloque académique réservé aux seuls scientifiques. Elles rassemblent chercheurs, vétérinaires, techniciens, responsables d’organisations professionnelles, industriels, enseignants et étudiants autour d’un objectif commun : mettre la science au service de la performance et de la durabilité des élevages. 

Pendant deux jours, les participants ont assisté à des présentations de travaux récents, issus de programmes de recherche nationaux et européens, avec une volonté affirmée de proposer des applications concrètes pour le terrain. 

Différents thèmes sont abordés : 

Santé animale : prévenir plutôt que subir

La santé des troupeaux reste un pilier majeur de la compétitivité. Les communications ont porté sur la prévention des maladies, l’amélioration des stratégies de biosécurité et la réduction de l’usage des antibiotiques. 

Dans un contexte marqué par la menace persistante de la peste porcine africaine en Europe et par les exigences liées à l’antibiorésistance, les intervenants ont souligné l’importance d’une approche globale : amélioration des pratiques d’élevage, suivi sanitaire renforcé et outils de diagnostic plus performants. 

Environnement : réduire l’empreinte sans perdre en performance

Les enjeux environnementaux occupent désormais une place centrale dans la recherche porcine. Les travaux présentés ont abordé : 

  • la réduction des émissions d’ammoniac et de gaz à effet de serre, 
  • l’optimisation de la gestion des effluents, 
  • l’amélioration de l’efficacité alimentaire, 
  • la maîtrise des consommations d’eau et d’énergie. 

L’objectif est clair : concilier performance économique et conformité aux exigences environnementales croissantes, dans un cadre réglementaire de plus en plus structurant. 

Nutrition : un levier stratégique

L’alimentation représentant le principal poste de charges en élevage, les recherches sur la formulation des rations et l’efficacité alimentaire ont suscité un fort intérêt. Les interventions ont notamment porté sur : 

  • la valorisation de nouvelles matières premières, 
  • la réduction de la dépendance aux importations protéiques, 
  • l’amélioration de l’indice de consommation, 
  • les interactions entre nutrition, santé et bien-être. 

Optimiser l’alimentation, c’est à la fois réduire les coûts et limiter l’empreinte environnementale des élevages. 

Bien-être animal : anticiper les évolutions sociétales

Le bien-être animal s’impose comme un thème structurant pour la filière. Les présentations ont exploré les conditions de logement, l’enrichissement des milieux, la réduction des pratiques à risque et les indicateurs objectifs de bien-être. 

Au-delà de la conformité réglementaire, les chercheurs ont insisté sur l’intérêt technico-économique d’animaux en meilleure santé et moins stressés, avec des impacts positifs sur les performances et la qualité des produits. 

Qualité des produits et compétitivité

La transformation et la qualité des viandes ont également été au cœur des débats. Les travaux ont porté sur les caractéristiques technologiques des viandes, l’amélioration de la qualité sensorielle et la valorisation des produits. 

Dans un contexte de concurrence internationale accrue, la montée en gamme et la différenciation apparaissent comme des axes stratégiques majeurs. 

Économie et prospective : éclairer les décisions

Enfin, plusieurs communications ont analysé la compétitivité des systèmes de production, les évolutions de coûts et les dynamiques internationales. 

Ces éclairages prospectifs sont essentiels pour aider les acteurs à anticiper les mutations du secteur et à adapter leurs stratégies d’investissement. 

Un rendez-vous stratégique pour l’avenir

Au-delà des données scientifiques, les 58es Journées de la Recherche Porcine ont confirmé le rôle central de cet événement dans la structuration de la filière. Elles offrent un espace d’échange et de réflexion collective, indispensable dans un contexte de transitions multiples. 

Face aux défis sanitaires, environnementaux et économiques, la filière porcine française mise sur l’innovation et la recherche pour rester compétitive et répondre aux attentes de la société. Les JRP 2026 en ont été une nouvelle illustration : la science demeure un levier clé pour construire l’élevage porcin de demain. 

Durant ces deux jours de nombreux posters préalablement sélectionné par un jury sont également présenté. Cette année deux provenaient de l’U Liège et vous sont expliqués brièvement ci-dessous :  

Le premier ,basé une étude réalisée par Raphael Hagelstein sur la diffusion de musique spécifique dans la salle d’attente d’un abbatoir et le deuxième rédigée par la Professeur Martine Laitat sur la … ?